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Politics : PRESIDENT GEORGE W. BUSH

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To: MKTBUZZ who started this subject2/1/2004 4:25:33 PM
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Here is something interesting about the economic debate, as seen from France:

George W. Bush menace-t-il la "nouvelle économie" américaine ?

Does George W. Bush threaten the "new economy"

LE MONDE | 31.01.04 | 11h29
CHRONIQUE DE L'ÉCONOMIE

Dans un livre-interview écrit après son départ, Paul O'Neill, le premier secrétaire au Trésor de George W. Bush, raconte qu'en 2001, lors des discussions à la Maison Blanche sur le plan de relance de l'économie, Dick Cheney plaidait pour de fortes baisses d'impôts. Paul O'Neill s'y opposait pour ne pas creuser le déficit budgétaire. "Les déficits budgétaires ?, a répondu de haut le vice-président. Reagan a montré que ça ne comptait pas". M. Bush l'a suivi, M. O'Neill est parti.

In a book- interview written after his departure, Paul O'Neill, the first secretary of the Treasury under George W. Bush, recounts how in 2001, during the discussions at the White House on the plan to re-start the economy, Dick Cheney pleaded for a sharp reduction in taxes. Paul O'Neill opposed him, in order not to increase the budget deficit. "Budget deficits?", haughtily responded the vice president,"Reagan showed that they don't count." Mr. Bush followed him, and Mr. O'Neill left.

La Maison Blanche devrait annoncer en début de semaine que le déficit budgétaire de l'année fiscale en cours atteindrait 520 milliards de dollars, en hausse de 33 % sur le chiffre déjà record de 375 milliards en 2003. Est-ce que ce déficit "compte", ou pas ? Par son ampleur, risque-t-il de menacer la durée d'une reprise que les baisses d'impôts ont permise ? Peut-il semer l'inquiétude et casser les ressorts du dynamisme américain à l'œuvre depuis 10 ans ?

The White House should announce at the beginning of the week that the budget deficit for the fiscal year is swelling to $520 billion dollars, a rise of 33% above the already record figure of $375 billion in 2003. Does the deficit count, or not? By its magnitude, doesn't it risk threatening the recovery that the lowering of taxes permits? Can it sow worry and break the well- spring of American dynamism that has worked for the last 10 years?

PRÉSIDENT PRODIGUE

Prodigal president

Pour l'administration américaine et pour une majorité des économistes outre-Atlantique, tout va parfaitement bien. Le déficit était nécessaire pour sortir de la récession et faire face aux dépenses militaires en Afghanistan et en Irak. Maintenant la croissance est solide (4 % attendus en 2004), assise sur une inflation faible, sur des gains de productivité forts et sur un regain des investissements. Dans ce cadre, le président n'aura pas de mal à diviser, comme il l'a promis, l'impasse budgétaire par deux en cinq ans.

For the American Administration and for the majority of economists on the other side of the Atlantic, all is going perfectly well. The deficit was necessary to end the recession, and face up to the military expenses in Afghanistan and Iraq. Now, growth is solid (4% expected in 2004), set on a weak inflation, and on top of strong productivity gains and a surge in investiment. In that framework, was not wrong to contrive, as he promised, a budget impasse for two to five years.

En outre, la dette fédérale publique n'est que de 36 % du PIB, inférieure à celle des pays européens (elle dépasse 60 % du PIB en France) : nous n'avons pas de leçon à recevoir ! Et, pour clore le chapitre, reportez-vous aux déclarations d'Alan Greenspan, le président de la Fed, pour qui le déficit fédéral ne présente pas de problème de financement.

Besides, the federal public debt is only 36% of GDP, less than that in some European countries (it surpasses 60% of GDP in France): we haven't a lesson to recieve! And, to close the chapter, you have the reported declarations of Alan Greenspan, the president of the Fed, for whom the federal deficit does not present a financial problem.

Les critiques commencent pourtant à poindre aux Etats-Unis. De la part de la droite, d'abord. Le Wall Street Journal dénonce dans un éditorial (23 janvier) l'administration Bush comme "la plus prodigue depuis les années 1960".Bush n'est pas accusé d'avoir réduit les impôts, bien entendu, mais de ne pas avoir coupé les dépenses en compensation. Au contraire, il les a augmentées ! Hors défense, elles ont crû de 18 % en 2003.

The critics yet begin to break out in the United States. On the Right, first, The Wall Street Journal denounces in an editorial (23rd of January) the Bush Administration as "the most prodigal since the '60s". Bush is not accused of reducing taxes, one understands, but of having failed to cut expenses enough to compensate. On the contrary, he raised expenses! Outside defense, they are believed to be 18% in 2003.

Et, pour couper l'herbe sous le pied des démocrates dans la course présidentielle de cet automne, il continue : le président propose un plan de sauvetage de la sécurité sociale (Medicare) de 530 milliards de dollars sur dix ans et non plus 400 milliards comme prévu dans une première mouture. Les républicains pur sucre commencent à trouver que le fils Bush est beaucoup trop dépensier. Ils veulent lui rappeler que son camp a pour tradition d'être favorable au "moins d'Etat".

And, to undrcut Democrats in the presidential race this autumn, he continues: he president proposes a plan to throw social security (Medicare) a life preserver of $530 billion over 10 years, not the 400 billion foreseen in the first estimate. The Republican purists have begun to find that the Bush son is much too willing to spend. They want him to recall that his camp has a tradition of being favorable to the minimal State.

GEORGE INÉGALITÉS

Unequal George

De gauche, l'attaque est nourrie. Le thème du déficit a été d'abord abordé indirectement. Les baisses d'impôts ont profité aux très riches, disent les démocrates, mais pas à la Middle Class dont les conditions d'existence sont de plus en plus dures. Comme des milliers de jobs sont délocalisés chaque semaine vers la Chine (autre critique démocrate), il en résulte que "la plupart des Américains ne participent pas à la reprise". George Inégalités !

The Left, its attack est sustained. The theme of the deficit has been at first approached indirectly. The lowering of taxes has profited the very rich, say the Democrats, but not the Middle Class whose conditions of existence are more and more hard. Like the thousands of jobs going abroad each week towards China (another Democratic criticism), it results in the better part of Americans not participating in the recovery". Unequal George.

Mais depuis quelques jours, les démocrates enfourchent le thème de l'excès de dépenses et d'irresponsabilité de la Maison Blanche. C'est Robert Rubin, ancien patron de la banque Goldman Sachs et ancien ministre de Bill Clinton, qui va le plus loin.

But for some days, the Democrats ride the hobby horse of excessive expenditure and the irresponsibility of the White House. It is Robert Rubin, former boss of the bank Goldman Sachs and former minister under Bill Clinton, who goes so far.

Militant de la gauche "moderne", dirait-on en France, Rubin avait convaincu Clinton fraîchement arrivé en 1993 d'engager une politique d'équilibre budgétaire : il faut augmenter les impôts au lieu de les baisser et d'accroître les dépenses sociales, comme promis durant la campagne. La gauche traditionnelle et les libéraux crient au fou et prédisent la récession.

A militant of the "modern left", as one says in France, Rubin convinced the newly arrived Clinton in 1993 to engage in the politics of budget balancing: it is necessary to raise taxes rather than lower them, in order to increase social expenses, as promised during the campaign. The traditional Left and the liberals cried foul and predicted a recession.

Rubin hérétique ? Il aura raison : la croissance sera de 3,2 % en moyenne durant les années Clinton, accompagnée d'un rebond historique de la productivité, de la création de 22 millions d'emplois nets, d'un recul record du chômage. Le cœur de la "rubinomics" est la "confiance" des analystes financiers et, d'une façon plus large, des entrepreneurs et des ménages.

Was Rubin a heretic? He was right: growth would be 3.2% on average during the Clinton years, accompanied by a historic leap in productivity, and the net creation of 22 million jobs, with a record low percentage of unemployment. The heart of Rubinomics is the confidence of financial analysts and, to a large extent, entrepenuers and managers.

Les acteurs, très informés, n'agissent plus au jour le jour, souligne Rubin, mais programment leurs actions, anticipant en fonction de leurs impôts futurs (donc du déficit d'aujourd'hui) et des difficultés à venir, connues de chacun, du financement des retraites et des dépenses maladie. Restaurer l'équilibre budgétaire permet d'établir la confiance, et d'elle vient une baisse des taux d'intérêt, un regain des investissements, une accélération de l'innovation, des créations d'emplois.

The actors, very informed, no longer react from day to day, underlined Rubin, but plan their actions, anticipating their future taxes (thus today's deficit) and future difficulties, the knowns of each, financing retirement and health expenses. Restoring budgetary equilibrium permits the establishment of confidence, which comes from the lowering of interest rates, the return of investment, and the acceleration of innovation, and the creation of jobs.

LA CONFIANCE

Confidence

Le déficit, "ça compte", dit Rubin, c'est même essentiel dans le capitalisme financier actuel. A en perdre le contrôle, comme Bush en est accusé, on installe l'inquiétude : "Dans l'opinion, d'une certaine façon, le déficit est devenu le symbole pour un gouvernement de son incapacité à gérer le pays", écrit Rubin (In an uncertain world, avec Jacob Weisberg, éditions Random House).

Le deficit counts, says Rubin, it is even essential in actual financial capitalism. To lose control, as Bush is accused of doing, causes worry:"In opinion, in a certain way, the deficit becomes the symbol of a government with the incapacity to manage the country.", writes Rubin ("In An Uncertain World", with Jacob Weisberg, Random House).

Robert Rubin n'est pas opposé aux politiques keynésiennes en cas de récession. Mais il faut viser "l'équilibre budgétaire sur un cycle", en gros sur dix ans. Or les projections de la commission des finances du Congrès font état d'un trou de 1 900 milliards de dollars entre 2005 et 2014 (d'autres études avancent un déficit cumulé de 5 000 milliards). Autrement dit : les finances publiques portent en germe un retournement de la confiance des agents "dont les conséquences seraient très sévères".

Robert Rubin does not oppose a keynesian policy in case of recession. But it is necessary to aim for a balanced budget within a cycle of at least ten years. But the projections of the finance committee of Congress state a hole of $1,900 billion bewtween 2005 and 2014 (other studies advance a cumulative deficit of 5,000 billion). Stated otherwise: public finances are the key to returning confidence to agents, failing which the consequences will be very severe".

Au-delà de provoquer la chute du dollar, la politique Bush pourrait briser ce cercle vertueux qu'a connu l'économie américaine depuis Clinton appelé un moment "la nouvelle économie": innovations, gains de productivité et forte croissance. Elle retomberait dans le banal, le mou, l'européen. Changement de paradigme.

Beyond causing the fall of the dollar, the Bush policy could break the virtuous circle that is known in the American economy since Clinton called it "the new economy": innovations, gains in productivity,and strong growth. It could fall again into the banal, the weak, the European. Change the paradigm.

Robert Rubin exagère l'importance de la politique budgétaire. Le dynamisme américain vient d'abord des entreprises. Mais il soulève une redoutable question.

Robert Rubin exaggerates the importance of budgetary policy. American dynamism comes first from business. But he raises a formidable question.

lemonde.fr@2-3208,36-351294,0.html
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