Comments from Fidelity - did not expect such fall - started selling some shares before the fall - ask for the COB (French SEC) to publish openly results of investigation - Fidelity still owns more than 5% -----------------------------------------
RM + Fidelity souhaite que la COB publie son enquête sur Alcatel
+ Le fonds américain possédait 7,6 % d'Alcatel début septembre. + Il estime que l'enquête de la COB pourrait révéler des « surprises ».
Principal actionnaire d'Alcatel, avec 7,6 % du capital (au 7 septembre), le géant américain de la gestion Fidelity s'est exprimé, hier, sur l'évolution récente du cours de Bourse de la société française. Le 17 septembre, après l'annonce d'une baisse des objectifs concernant le résultat opérationnel, l'action Alcatel a cédé 38,4 % de sa valeur.
André Coisne, directeur exécutif France de Fidelity, et John Ross, directeur de la communication des allocations d'actifs, ont rappelé que leur groupe avait commencé à céder des titres avant cette séance mémorable. Le 25 février 1998, un avis du Conseil des marchés financiers (CMF) révélait ainsi que la participation de Fidelity était passé sous les 10 % (à 9,8 %).
Reste à savoir qu'elle a été l'attitude de l'américain lors de la récente tornade qui a emporté le titre. Selon André Coisne, « Fidelity préfère acheter et vendre dans le silence, et pas dans le chaos ». Mais, le 16 septembre, un analyste de l'américain a rencontré aux Etats-Unis les responsables de l'un des concurrents d'Alcatel. « Il a appris que ce concurrent gagnait des parts de marché et que la demande en équipements téléphoniques n'était pas aussi importante que prévu », explique John Ross.
Fidelity a-t-il vendu du Alcatel dès le 16 septembre sur la base de ces informations ? Les responsables du fonds se bornent à un sobre no comment. Il seront peut être plus loquaces avec la Commission des opérations de Bourse (COB), qui enquête sur le marché du titre. « Nous allons laisser la COB travailler, il pourrait y avoir des surprises », explique André Coisne, qui serait « ravi que la COB publie son enquête ». En tout état de cause, un franchissement en baisse du seuil des 5 % doit en principe faire l'objet d'une déclaration au CMF dans les cinq jours de Bourse.
Reste à savoir si Fidelity a pu bénéficier d'informations privilégiées de la part d'Alcatel. « Nous ne pouvions pas imaginer l'ampleur du désastre », a commenté John Ross, qui a rappelé que les équipes de Fidelity rencontraient le management des sociétés dans lesquelles elles étaient le plus investies « tous les soixante jours ». Et André Coisne d'ajouter : « On aime bien les rencontrer quelques jours avant la publication des résultats, mais il y a des périodes où ce n'est pas possible. »
Pierre-Henri de Menthon
From "La Tribune"
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