To: Les H who wrote (43874 ) 4/25/1999 10:13:00 PM From: JBL Read Replies (1) | Respond to of 67261
This should be a MAJOR turning point in Kosovo. The following are excerpts from the interview given by Yugoslav Vice-Prime Minister Vuk Draskovic (unfortunately I could only find it in French) a few hours ago. Very significant, because critical of Milosevic, and pleading to accept a UN plan. The major points made by Draskovic : . A UN force in Kosovo would not be an occupying force. Serbian Leaders (Milosevic not mentioned but quite clearly being referred to) who try to convince the population this is not the case are irresponsible and are lying. . Serbia must absolutely consider a coming UN offer and work to bridge the gap between a Russian and Western plan. . The continuation of NATO bombings will be devastating for Serbia. . Russia will not start WW3 for Serbia. Those leaders that tell the people otherwise are lying. The people that are hoping for this are insane. . Public opinion in the West is influenced by Kosovar refugees. Serbian leaders have hidden this fact from the people of Serbia. It must be recognized. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Draskovic se prononce pour une force de l'ONU au Kosovo Lundi 26 Avril 1999 - 0h01 heure de Paris BELGRADE (AFP) - Le vice-Premier ministre yougoslave Vuk Draskovic s'est prononcé pour le déploiement d'une force de paix des Nations unies au Kosovo, dimanche soir dans une interview très critique à l'égard des principaux dirigeants du pays. "Pour aucun pays les Nations unies ne sont une organisation occupante. Le drapeau de l'ONU n'est pas pour nous un drapeau d'occupant", a-t-il souligné dans cette interview diffusée par la chaîne de télévision privée Studio B. M. Draskovic a rappelé que dans le passé des soldats yougoslaves avaient plusieurs fois fait partie de forces de paix de l'ONU. "Si tant de fois par le passé et en vertu de décisions du Conseil de sécurité, nos soldats sont partis en occupants pour rétablir la paix, alors oui (les forces de l'ONU) sont des forces d'occupation. Mais cela n'est tout simplement pas vrai", a-t-il ajouté. Sans mentionner le nom du président yougoslave Slobodan Milosevic, M. Draskovic a dénoncé "ceux qui dirigent" le pays et "mentent au peuple" en voulant lui faire croire que la Russie risquera une troisième guerre mondiale pour défendre la Serbie. "Les hommes qui dirigent ce pays doivent dire clairement au peuple où nous en sommes et avec qui nous sommes, dire ce qu'il adviendra et restera de la Serbie dans vingt jours si ces terribles bombardements continuent", a insisté M. Draskovic. "Il doivent regarder le peuple en face et lui dire où est la Russie, jusqu'où elle ira", a-t-il dit, "et cessons de mentir à ce peuple en lui racontant que des avions et des missiles nous viendront de Russie". Selon M. Draskovic, "il n'y a pas de tâche nationale plus importante que celle de comprendre les réalités et prendre en compte les realités du monde dans lequel nous vivons". "Des jours décisifs attendent la Serbie", a averti l'ancien opposant au régime de Milosevic. Il a dit espérer que "dans les prochains jours on arrivera à harmoniser le plan russe et le plan occidental et que le (futur) plan sera soumis au Conseil de sécurité de l'ONU et sera absolument fondé sur la Charte de l'ONU et le droit international". "On peut s'attendre à une résolution de l'ONU", a-t-il estimé. Dans une tirade particulièrement acerbe, M. Draskovic a appelé le peuple à "dire résolument non" à ceux qui contreviendraient à une telle résolution, ajoutant: "Regardez l'Occident, y a-t-il des fissures dans l'OTAN ? De prétendus patriotes mentent au peuple en affirmant que dans quelques jours nous allons fêter le jour de la victoire". "Si, au nom du patriotisme, de l'insoumission, de la défense du pays, des forces se manifestaient pour dire qu'il est de notre devoir de nous opposer à cette résolution, que nous devons vaincre le monde entier -car l'OTAN c'est trop peu- et que nous allons continuer à nous faire tuer jusqu'à ce que le monde en ait assez de nous lancer des bombes, à ces forces-là le peuple doit dire résolument 'non'." "C'est le peuple qui est victime (des bombardements de l'OTAN), pas ceux qui le dirigent. Nous devons lui dire: n'attendez rien ni de l'opinion mondiale, ni de l'effondrement de l'OTAN, ni de la Russie. Nous sommes seuls", a martelé M. Draskovic. "Puisqu'il est est ainsi, voyons ce que l'on nous demande, ce que nous conseille la Russie et voyons quelle est l'essence de notre intérêt national. Personne ne nous demande de modifier nos frontières, ni l'ONU, ni les Etats-Unis. On nous garantit nos frontières et notre souveraineté, il n'y aura pas de Kosovo indépendant", a-t-il fait valoir. "Notre destin est entre nos mains, si ceux qui dirigent le pays sont assez raisonnables. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'intelligence dans la tête de ceux qui, sur les ponts, appellent à une troisième guerre mondiale", a dit M. Draskovic en référence aux milliers de Serbes qui, chaque jour dans de nombreuses villes, s'emploient à défier l'OTAN en formant des "boucliers humains". M. Draskovic a expliqué que "non seulement l'Occident et l'OTAN n'ont pas craqué, mais ils sont en train de s'homogénéiser" contre Belgrade. "Les horribles scènes de réfugies en Albanie, en Macédoine et au Monténégro, ces terribles souffrances humaines ont avivé les émotions en Occident et l'opinion s'est retournée contre nous. Cela, on nous le cache", a-t-il reproché à la propagande officielle.